Les situations de souffrance au travail deviennent de plus en plus fréquentes, causées par la nouvelle organisation du travail. Face à la crise, les employeurs demandent toujours plus de productivité, le management se sert souvent de la pression morale pour faire avancer les équipes. Tout le monde est touché quel que soit son secteur d’activité ou sa catégorie salariale. Comme les 35 heures ont éliminé les temps de repos, on s’épuise plus facilement à la tâche. De plus, les nouvelles technologies ont brouillé les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle : on peut être joignable n’importe où, n’importe quand. Il n’est donc pas étonnant, qu’aujourd’hui en France, 23 centres spécialisés accueillent tous les jours des victimes de la souffrance au travail.

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Les différentes situations de souffrance au travail

Les situations de souffrance au travail sont aussi diverses que nombreuses mais donnent toujours lieu à des sentiments de stress, d’angoisse, de baisse de confiance en soi et de découragement. Qu’il s’agisse de harcèlement voire même d’agression, à caractère moral ou sexuel, ces situations critiques peuvent se transformer en réels traumatismes pour la victime. On constate une augmentation de violences de toutes sortes : entre collègues, envers les clients, sur l’outil de travail en le sabotant et même envers soi.

La souffrance au travail peut être d’ordre psychique avec des pathologies dites “de surcharge » dont la plus connue est le burn out. Certains salariés présentent des névroses traumatiques, autrefois réservées aux victimes de hold up ou d’attentat. D’autres salariés subissent des symptômes de dépression qui peuvent parfois mener au suicide.

Mais la souffrance au travail peut aussi être physique avec une augmentation des TMS (Troubles Musculo-Squelettiques) et cela quel que soit le milieu professionnel. Les problèmes cardiovasculaires liés au travail augmentent. Les femmes victimes de harcèlement présentent des problèmes gynécologiques tels que des métrorragies, des aménorrhées, des kystes ovariens, etc.(Posez directement vos questions à un avocat spécialisé)

Les signes  et les risques de la souffrance au travail

Les signes qui doivent alerter sont nombreux. La fatigue, les troubles du sommeil et les cauchemars sont les premiers signes, mais ils ne sont jamais suffisamment pris au sérieux. Un sentiment de solitude peut révéler un environnement de travail désolidarisé. La peur d’aller au travail est un signe très révélateur.

La situation peut être passagère mais peut aussi durer dans le temps. La santé physique et mentale sont alors menacées. La vie professionnelle impacte dangereusement la vie personnelle. La victime se replie alors sur elle-même et s’enferme dans un sentiment de culpabilité.

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La souffrance au travail : les solutions

Lorsque l’on ressent de la souffrance au travail, la première chose à faire est d’en parler à ses proches (famille, amis, collègues de confiance, etc.). Si cette aide ne s’avère pas suffisante, vous pouvez faire appel à votre médecin du travail ou aux délégués du personnel. Les symptômes physiques diminuent alors grâce aux médicaments mais la source de la souffrance perdure.

Il faut parfois avoir recours au psychologue du travail qui propose un accompagnement selon des règles éthiques et déontologiques. Contrairement au psychologue, il vous proposera un nombre de séances restreint (entre 3 et 10) et focalisé sur votre problème professionnel. Il vous apprendra à réduire la souffrance, à alléger la culpabilité qui lui est généralement associée, à rétablir votre confiance en vous et enfin à trouver des solutions pour vous sortir de cette situation. En dehors de l’entreprise, vous pouvez aussi faire appel à votre médecin généraliste. Dans les CHU, il y souvent un service dédié aux pathologies professionnelles. Enfin, si votre souffrance au travail est générée par autrui, notamment dans le cas de harcèlement ou d’agression, n’hésitez pas à contacter un avocat.

Que faire en cas de souffrance au travail